depuis qu’on est ensemble, ça va mieux!*

En 2007, nous avons refondé la ligne graphique du Théâtre 71 après plus de six ans de travail en commun. Malakoff est une histoire de compagnonnage dans la durée: en 2001, Nathalie Sultan, que j’avais croisée au Théâtre de la Commune, m’a présenté Pierre Ascaride. Figure de la génération des fondateurs des théâtres en banlieue, il avait travaillé avec les Grapus.

Moi j’en sortais et instinctivement j’ai continué une iconographie post-grapussienne, teintée, pour ma part, d’un langage photographique onirique. Emmanuelle Ossena a ensuite repris le secrétariat général et a apporté son regard pour faire évoluer la perception de ce théâtre.

Au moment de la refondation de l’identité de cette scène nationale, j’étais frappé par la tendance, toujours actuelle dans la communication culturelle, à la tribalisation des identités et à la segmentation des publics: les branchés parlent aux branchés, les classiques aux classiques, etc. Le défi était pour moi d’inventer un langage populaire contemporain à même de fédérer plusieurs publics: donner envie d’aller au théâtre aux Malakoffiots et aux Parisiens, aux lycéens et aux retraités, aux néophytes et aux théâtreux…

L’idée fut simple: un titre – un signe. Une intrigue entre l’énoncé du spectacle et un symbole, simple et fort, quasi archaïque. Comme bombé au pochoir dans un couloir de métro, un geste artisanal, accidenté, humain. Un signe parfois énigmatique ou à double lecture sur un fond de couleur qui fait le vide autour de lui et déploie l’intensité des couleurs directes, fluorescentes en sérigraphie.

Une vibration “pop” qui rayonne. Le plaisir du spectacle vivant.

 

*Accroche de la saison 2004/05.

théâtre olympia — nouvelle saison